mercredi 21 septembre 2011

Bleurflurgahbudlerghduuh...
Ceci inaugure le premier article que je ferai dans ce blog qui, soit dit en passant, n'a aucun but précis, aucune vocation particulière. À partir de maintenant, tout ce qui s'y retrouvera ne sera que déchêt de ma pensée, lacune de mon esprit, chiurre de mon âme. Vous remarquerez que j'aime bien écrire des onomatopées relativement spontannée telles que celle faisant office de mot d'introduction ; je trouve que c'est une belle manière de traduire ce qui se trouve dans mon esprit. Quelques fois, les seuls mots ne suffisent pas. Je suis présentement en train d'écouter Homework de Daft Punk. Il y a quelque chose d'inspirant, d'hypnotisant dans leur musique, quelque chose qui permet une circulation autrement plus fluide et libre des idées, c'est un fond sonore idéal pour le cerveau, surtout pour l'écriture de billets ératiques comme celui-ci. Bon, je crois qu'il serait peut-être temps de se présenter... Mais en fait, non, je préfère garder un anonymat relatif, c'est plus facile de cette façon. Je ne suis qu'une entité pensante dans un univers pixelisé qui circule dans un monde vaste et inconnu, un monde d'ondes cérébrales, d'ondes musicales qui parfois s'entremêlent afin de former une symbiose parfaite, le temps d'une mélodie, d'un rythme. Je ne sais pas pourquoi, je ne comprend pas pourquoi les êtres humains veulent à tout prix mettre un nom sur tout ce qu'ils voient, identifier, s'approprier. Laissons les choses être comme elles sont. Elles sont, tout simplement. Nous sommes. Je suis. Tu es. Y'a rien de compliqué là-dedans, il me semble. C'est la peur de l'inconnu : l'homme doit absolument barricader son p'tit monde derrière des balises bien délimitées par crainte de voir le tout éclater en un chaos horrifique et incontrôlable. Qui a dit que le chaos était une mauvaise chose ? Je vis dans un chaos continuel, un chaos cérébrale pas possible. Oui, c'est parfois vraiment étrange et électique. Comme un brouillard. Un brouillard éternel qui t'embrouille les pensées et englue ta raison dans une mélasse épaisse et transparente. J'ai souvent une certaine misère à discerner la réalité du rêve, le rêve de la réalité ; tout s'entremêle et se fusionne, la perception du temps et des choses qui m'entourent est momentannément eronnée et je me prend à ne plus savoir comment agir, comment parler, comment penser. J'ai longtemps pensé que j'était atteinte d'un sorte d'autisme ou un truc dans le genre. Le problème c'est qu'on ne m'a jamais diagnostiqué ainsi et que je ne montre aucun symptôme de cette maladie à part une certaine déconnection d'avec la réalité. Puis, j'ai pensé à la schyzophrénie mais c'est une option trop extrême puisque j'ai aucune hallucination. Puis enfin j'me suis juste dit : fuck off. T'as l'esprit un peu dérangé, fais avec, vis ta vie et essaie de ne pas trop t'en préoccuper. Sauf que parfois, ouais, c'est assez moche. Tu essaie de vivre le moment présent au maximum, mais t'as jamais l'impression d'être vraiment là. Tu regardes autour de toi, tu entends, tu touches, tu ressens, mais y'a quelque chose qui manque, comme le certitude que tout ce qui se passe est réellement réel. Oui, je m'emporte, y'aura probablement pas grand monde pour comprendre ce que je ressens mais je tiens à le partager. Ça donne un petit soulagement. Hey, j'sais pas si vous avez remarqué, mais la vie, c'est vachement bizarre quand ça veut. Y'a pas longtemps, j'aurais jamais pensé vouloir partager mon existence avec qui que ce soit, surtout pas avec un autre être humain qui aurait ressenti la même chose envers moi. Je parle des relations affectives entre deux individus, oui, je parle bien de ceci. C'est étrange, quand même. Penser que deux organismes vivants d'origine différente, ayant tous deux leurs idées, leur vécu, leurs ambitions propres, veuillent partager de l'affection, voir... de l'amour ! avec quelqu'un d'autre... Il y a quelque chose de véritablement troublant là-dedans. Je parle de cela puisque je suis en train de le vivre. Comme la plupart des gens, certainement, à la différence que je n'aurais jamais pensé que mon cerveau aurait cédé à ce genre d'activité humaine. 'Fin bon, ça a ses avantages, par contre. On se sens moins seul dans la marée humaine, puisque l'ont sais que quelque part dans l'immensité obscure du monde, il existe cet autre humanoide qui vit à peu près la même chose, dans des lieux, dans des temps différents, mais quand même. Je le souhaite à tout le monde, c'est une sensation extraordinaire et ça fait encore plus de bien que ce que l'on pourrait imaginer. Je me suis longtemps satisfaite dans la solitude, me fermant aux autres par peur d'être rejetée, par peur de... En fait j'en sais rien. Peut-être un réflexe de survie, de défense envers une société envers laquelle on n'a pas confiance, que l'ont voudrait quitter mais dans laquelle on est englué, prisonnié comme d'une immense toile d'araignée. Car c'est cela, finalement : le gouvernement est cette horrible et imposante créature polyjambiste qui nous observe à partir de son trône innateignable et maudit, de ses multiples globes oculaires, impitoyable envers le gibier que nous sommes. Quelle pitié ? Aucune. Il se cache derrière la gentille grimace des bien-heureux et, innocents citoyens, nous le croyons. Ayons pitié de nous-mêmes. Sur ce, je vous quitte chers amis de pixels, en me délectant à l'avance de la peur que je susciterai en vous devant cet immense paragraphe écrit en pattes de mouches qui semble bourré d'informations intéressantes et utiles à votre survie mais qui dans le fond, n'a comme but que de vous faire perdre votre temps. Et le pire c'est que j'ai réussi. Et le pire c'est que vous venez de perdre.

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